L’éducation à la sécurité routière doit commencer dès le plus jeune âge

mercredi 9 avril 2008 par Vanessa GUIDER

Chaque année, on déplore un trop grand nombre d’enfants victimes d’accident de la route. Même si la sécurité routière est une priorité gouvernementale depuis ces denières années, le risque routier pour les enfants ne diminue pas.

L’éducation routière doit être une priorité pour les parents mais aussi à l’école, lieu privilégié pour les apprentissages.

Les chiffres concernant les enfants tués sur les routes sont éloquents :

  • 131 enfants de moins de 14 ans tués en 2006

Il faut noter que 72 d’entre eux étaient simple passager du véhicule, ce chiffre pourrait baisser considérablement si les enfant étaient transportés dans un dispositif adapté et de bonne qualité.

Plus les enfants avancent en âge plus le risque routier augmente :

  • Avant 3 ans, le risque est en tant que passager
  • A partir de 3 ans, avec l’entrée en maternelle apparait le risque piéton (23 morts en 2006 de - de 14 ans).

Ces deux riques sont égalitaires jusqu’à 7 ans âge à partir duquel le risque piéton augmente du fait que les parents commencent à laisser l’enfant aller seul faire des parcours à pied et augmente à nouveau vers 11/12 ans avec l’entrée au collège.L’enfant a du mal à s’adapter à cet environnement conçu par des adultes.

  • A partir de 8 ans, s’ajoute le risque cycliste (14 tués en 2006).
  • A partir de 14 ans, le risque cyclomoteur explose.

Dans ces deux cas, le comportement de l’enfant est souvent mis en cause. Car,il transgresse les interdits : non port du casque, infraction, alcoolémie, défaut de maîtrise de leur deux roues.

Les enfants ne percoivent pas les dangers de la route comme un adulte, leurs sens ne sont d’une part pas aussi développés et d’autre part ils manquent aussi de maturité.

  • Leur petite taille réduit considérablement leur vision et de ce fait ils sont aussi mal vus par les automobiliste, de même leur champ de vision périphérique est de 70° jusqu’à 8 ans et il évolue jusqu’à 14 ans où il atteint 180°.
  • Il estime mal les distances et le risque surtout lorsque le véhicule est en déplacement.
  • Avant 6 ans, il ne peut se concentrer que sur un seul objectif, rejoindre ses camarades par exemple et ce au détriment de la voiture qui arrive. Par la suite, en grandissant il sera à même d’anticiper et d’intégrer plusieurs informations en même temps.

Les réactions des enfants sont inconscientes car il n’analyse pas de manière obective les risques qui l’entourent. De plus, les acquisitions sont à la fois progressives et régressives , quelque chose d’acquis peut-être remis en cause, il faut donc être vigilant.

L’éducation à la sécurité routière doit être une priorité

  • Pour les parents :
  • Dans la prime enfance, les parents sont aux yeux de leur enfant des "super héros", ils imaginent qu’un adulte peut s’arrêter immédiatement (aucune notion par exemple des distances de freinage) et qu’il a la maîtrise de la situation quelle quelle soit. Ils prennent aussi plus de risques lorsque les parents sont là car ils se sentent protéger par la présence parentale. Beaucoup d’accidents surviennent sur le parking de l’école, les parents discutent et manquent de vigilance, l’enfant se croit sous surveillance et pense que l’adulte le previendra du danger. Il faut donc expliquer aux enfants pourquoi et faire les trajets avec eux.

Le mimétisme est important entre l’enfant et l’adulte. Respectons les règles si nous voulons que nos enfants les respectent.

Si vous traversez hors des passages protégés, difficile après d’expliquer le bien fondé de les utiliser à votre enfant.

  • Attention aussi à la télévision, l’enfant qui voit son héros favori transgresser les règles aura envie de l’imiter. Il faut lui faire prendre conscience que ce n’est pas la réalité et être vigilant sur le choix des programmes.
  • La rue n’est plus le lieu propice au jeu que nous avions il y a encore une vingtaine d’années. Sans faire naître une angoisse de la rue chez l’enfant, il faut l’aider à assimiler les risques.

Ne surestimez pas votre enfant à quatre ans par exemple, il n’est pas encore assez mature pour réaliser un trajet seul à pied. Si vous ne pouvez l’amener, privilégiez le transport scolaire.

Les règles de bases à inculquer à votre enfant

  • Toujours marcher sur le trottoir ou l’accotement.
  • Etre vigilant des voitures même en stationnement.
  • Répéter les consignes et les conseils de prudence souvent et s’assurer qu’ils sont acquis.
  • Faire confiance à l’enfant tout en le surveillant.
  • Traverser sur les passages protégés et lorsque le feu est rouge et le bonhomme vert.
  • Je regarde à gauche, je regarde à droite, personne, je passe.
  • Ne pas courir

 Pour l’école

L’école a un rôle fondamental à jouer dans l’apprentissage des règles et des comportements en sécurité routière. L’école au même titre que les parents forment des usagers de la route et des futurs conducteurs. De nombreux supports sont mis à la disposition des enseignants (DVD livres, CDRom etc.) pour les aider dans cette tâche. Les enseignants au cours des trajets (lors de sorties scolaires par exemple) contribue à leur apprendre les règles et à leur donner une éducation à la sécurité routière.

Les actions à mener au sein de l’école

  • Mener des actions de sensibilisation auprès des parents, afin de leur expliquer les dangers de la route, les capacités de l’enfant, la nécessité des sièges auto etc.
  • organiser le trajet école domicile avec l’école, la mairie, les parents en créant des pistes cyclables, des parcours pédestres etc.
  • Mener des actions auprès des enfants dès la maternelle pour les initier au code de la route et aux règles de circulation.
  • mettre en place si ce n’est pas le cas avec la mairie, la DDE, le Conseil Général des plans de circulation, des limitations de vitesse des passages piétons protégés en zone scolaire.
  • sécuriser les passages piétons à l’aide des policiers municipaux par exemple aux horaires d’arrivée et de sortie scolaire.

En complément de cet article, vous pourrez trouver d’autres informations dans le dossier d’Annie Ernst dans le cadre de son diplôme d’Université en Education et Promotion Sanitaires et Sociales (DUEPSS)de l’Université de Franche Comté.

Notre association s’implique dans la sensibilisation des jeunes enfants seul ou en partenariat avec des troupes de théatre, des représentants des forces de l’ordre... Voir notre article Semaine de sensibilisation à l’école de Bidart.

Vous avez un projet ou vous souhaitez une action de sensiblisation dans votre établissement scolaire, contactez :

Elles transmettrons vos demandes au Conseil d’Administration de l’Association pour étude.


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